La musique sur internet prend de nouvelles formes : les services gratuits et légaux fleurissent sur la toile comme les crocus au printemps.
Il est parfois difficile de s’y retrouver sur ce qui est ou n’est pas permis en matière de téléchargement de musique sur la toile.
Pour ne plus assister passivement à l’addiction de vos pré-adolescents aux téléchargements musicaux sans savoir si ce qu’ils sont en train de faire est tout à fait légal, commençons par parcourir ensemble ce que dit aujourd’hui la législation belge sur le sujet.
Je vous recommande de mettre le site belge de l’Observatoire des Droits de l’internet où j’ai trouvé ces informations, dans vos « favoris ».
Le téléchargement de musique ou de films doit être considéré, sur le plan juridique, comme une reproduction et n'est dès lors en principe autorisé que moyennant l'obtention de l'autorisation de l'auteur.
Certains sites permettent le téléchargement gratuit de musique avec l'autorisation de l'auteur. Il s'agit de matériau promotionnel.
D'autres permettent également d'acheter de la musique en ligne. Une partie de la rémunération est alors versée à une société de gestion des droits d'auteur, de sorte que l'auteur est rémunéré pour l'exploitation de son œuvre.
Des limitations particulières peuvent souvent être appliquées, qui ne sont pas applicables à un CD qui est acheté chez un disquaire. C’est par exemple le cas des chansons achetées via le logiciel iTunes dont le format, dit « propriétaire » empêche leur lecture par d’autres logiciels et limite le nombre de gravures sur CD.
ll existe sur Internet une vaste offre de matériaux protégés qui sont distribués sans l'autorisation de leur auteur et sans que celui-ci reçoive une rémunération.
Les logiciels de partage de fichiers (ou peer-to-peer) comme Limewire ou eMule permettent de mettre à disposition de tous, les fichiers musicaux présents sur le disque dur de votre ordinateur. En échange vous pouvez accéder aux fichiers musicaux de tous les utilisateurs de ce même logiciel.
En droit belge, la possession et l’installation de logiciels de partages de fichiers n’est pas illégale. Par contre, la mise à disposition pour le grand public de la musique que vous possédez est en principe interdite, à moins que vous n’ayez l’autorisation de l’auteur ou de son éditeur. Ce qui, avouons-le, reste plutôt rare...
L’utilisation massive des logiciels de partage de fichiers a obligé les majors de l’industrie du disque à revoir leur copie en matière d’offre musicale numérique. Les prix des services musicaux ont chuté. Plus encore le recours au gratuit n’est plus tout à fait un tabou. Petit tour du propriétaire (si j’ose dire…).
-LastFM joue de la musique à la demande (streaming) mais plus que cela ce petit logiciel analyse la discothèque de votre ordinateur et vos habitudes d’écoute pour vous faire découvrir de nouveaux artistes ou vous mettre en contact avec des utilisateurs qui partagent vos goût musicaux.
-Deezer permet d’écouter en streaming et autant de fois qu’on le souhaite les titres de son catalogue à une condition, bien sûr, s’inscrire en fournissant ses données personnelles. Comme partout sur le web, la gratuité à un prix : votre inscription ! Celle-ci vous donne le droit de sauvegarder vos listes de lecture et de les partager en les exportant sur un blog ou un site internet.
-Jamendo est le lieu de découverte de nouveaux talents ici tout est gratuit et le téléchargement possible. Un site de découvreuses.
-Doit-on encore présenter le logiciel de téléchargement iTunes d’Apple ? Le catalogue est immense et constamment mis à jour. Talon d’Achille ? Une fois qu’Apple vous tient, il ne vous lâche plus :pas moyen de lire vos fichiers avec autre chose qu’iTunes ou bien sûr un iPod…
-Fnacmusic propose un catalogue de deux millions de titres dont 500 000 mp3. On peut acheter « à la pièce » chanson et album ou s’abonner à un des forfaits mensuels qui permettent de télécharger une certaine quantité de titres tous les mois.
-Chez VirginMega, on trouve nombre d’albums à télécharger au petit prix de 6,99 euros. Certains sont au format MP3 mais la plupart restent limités par des systèmes de protection « propriétaire ».
-Le site anglophone eMusic dispose d’un catalogue de 2,8 millions de titres tous en MP3 et dégagés de protections mais pour bénéficier du service, il faut payer un abonnement mensuel. Le site propose des critiques et conseils musicaux en collaboration avec l’excellent magazine musical et encyclopédie, Allmusic.
Bonne écoute!
Françoise